Partager l'article ! Entrée de la Turquie dans l'UE: La place de la Turquie dans l'Union Le Président de la République a jugé le 29 avril 2004 l'adhésion turque "p ...
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||

Le Président de la République a jugé le 29 avril 2004 l'adhésion turque "peu souhaitable à court terme", mais nécessaire à long terme : la Turquie est un pays à "vocation européenne", tant par son histoire que par sa participation au Traité de l'Atlantique Nord. M. Chirac a rappelé qu'à ce jour, la Turquie ne remplissait pas les critères d'adhésion à l'Union européenne, évoquant une possible intégration dans "dix à quinze ans".
A la veille du Conseil européen des 16 et 17 décembre, le Président de la République a expliqué aux Français l'intérêt de l'Europe à acceillir la Turquie.
Intérêt politique. "Sur le plan de la sécurité, de la stabilité, de la paix, avoir avec nous ce grand ensemble, à nos portes, aujourd'hui, est tout à fait positif".
Développement économique. "La Turquie représente un énorme marché et un pays puissant économiquement, que nous avons intérêt à avoir avec nous".
International. "Face aux grands ensembles du monde, de la Chine, de l'Inde, de l'Amérique du nord, l'Europe serait, sans aucun doute, renforcée dans sa puissance pour demain par la présence de la Turquie".
Dans son intervention lors du débat avec les députés le 15 octobre, le Premier ministre a estimé que "ni l'Europe ni la Turquie [n'étaient] prêtes à l'adhésion". L'Union, qui vient de s'élargir, "doit accueillir ses nouveaux membres, réussir leur intégration avant de penser à un autre élargissement", a-t-il précisé.
"L'enjeu peut aussi se formuler de la manière suivante", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, le 29 septembre : "Est-ce que nous encourageons la Turquie à choisir le modèle européen, ou prend-on le risque qu'elle choisisse un autre modèle ?". Le ministre des Affaires étrangères a souligné que "les avantages pour nous et pour la Turquie l'emportaient sur les difficultés que nous pourrions rencontrer". "Les risques géopolitiques, notamment ceux d'un basculement de ce grand pays loin de l'Europe, sont immenses si le processus venait à être bloqué".
M. Barnier a également précisé que l'Union européenne pourra vraiment répondre à la question de l'adhésion ou non de la Turquie à la fin de négociations qui devront être menées "avec sérieux, rigueur et persévérance".